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Une série d’articles portant sur le jeu sont maintenant disponibles en prépublication sur le site de la revue Drogues, santé et société.

Résumé des auteurs : La littérature concernant les jeux de hasard et d’argent ainsi que la présence de problèmes de jeu chez les jeunes indique que 80 % des moins de 18 ans ont joué au moins une fois à un jeu de hasard et d’argent au cours de leur vie. Bien que la plupart de ces jeunes joueurs ne développeront pas de problème de jeu au cours de leur adolescence ou de leur vie adulte, certains développeront un tel problème. Il est donc important d’informer les jeunes concernant la pratique des jeux de hasard et d’argent afin de prévenir le développement d’éventuels problèmes et de s’assurer que le jeu demeure un jeu. Les informations transmises peuvent être incluses dans des activités de prévention visant à démystifier les pensées erronées qui pourraient se développer en jouant, à mieux connaître les conséquences liées au jeu excessif de même que ce qu’il convient de faire lors de l’apparition d’une participation plus intense au jeu, les ressources d’aide disponibles, etc. Comme l’ensemble de ces informations de même que plusieurs autres peuvent être incluses dans un programme de prévention s’adressant aux jeunes, il est important que le contenu de l’intervention soit adapté à la clientèle ciblée par celle-ci. Cet article présente trois approches préventives (universelle, sélective, indiquée) et donne aussi des exemples de programmes de prévention du jeu s’étant avérés efficaces auprès des jeunes. L’article souligne, de plus, l’importance d’évaluer l’efficacité de ces mesures préventives pour garantir leur impact positif sur les comportements de jeu des jeunes.

Résumé des auteurs : Avant l’enquête nationale sur les jeux de hasard et d’argent (JHA) de 2010, la France ne disposait pas de mesure de la prévalence du jeu et du jeu problématique dans la population. Objectif : Cette étude présente un premier portrait des JHA en France, décrivant le profil sociodémographique des joueurs courants, les pratiques de jeu des joueurs dits assidus, c’est-à-dire de joueurs qui jouent fréquemment et qui dépensent beaucoup, ainsi que les associations entre les problèmes de jeu et l’usage de substances psychoactives. Méthodologie : Un module sur les pratiques de JHA fut introduit dans l’enquête nationale Baromètre santé. Lors d’une entrevue téléphonique, les participants répondaient à des questions au sujet de la fréquence à laquelle ils jouent et au sujet de la quantité d’argent qu’ils dépensent au jeu. On a mesuré la gravité des problèmes de jeu en utilisant l’indice canadien de jeu excessif (ICJE) et des mesures sur la consommation de substances psychoactives. Participants : L’enquête générale a été menée en 2010 auprès d’un échantillon représentatif de 25 034 répondants âgés de 18 à 75 ans. Résultats : Les résultats révèlent que près de 12 % de la population générale est constituée de joueurs assidus qui ont joué 52 fois ou plus ou qui ont misé 500 euros ou plus au cours des 12 derniers mois. La proportion de joueurs excessifs parmi les joueurs assidus est estimée à 3,7 % et celle des joueurs à risque modéré à 7,1 %. Ces joueurs problématiques sont plus souvent des hommes issus de milieux socioéconomiques modestes. L’enquête met en évidence une relation significative entre les pratiques de jeu les plus à risque et la consommation problématique d’alcool, de tabac ou de cannabis. Conclusion : L’inclusion d’un ensemble élargi de conduites de jeux de hasard et d’argent à d’autres pratiques de santé assurera une meilleure compréhension des facteurs de risques et de vulnérabilité au jeu problématique.

Résumé des auteurs : La participation excessive aux jeux de hasard et d’argent peut conduire à des conséquences importantes pour les joueurs. Le télécounseling représente une nouvelle modalité d’intervention auprès des joueurs problématiques et a fait l’objet d’un nombre limité d’évaluations scientifiques. La présente étude évalue a posteriori un programme de télécounseling auprès de joueurs problématiques. Le programme, à partir de données compilées provenant de 84 dossiers de joueurs, a fait l’objet d’analyses quant à (1) sa concordance avec le programme cognitivo-comportemental de Ladouceur et coll. (2000) duquel il s’inspire ; (2) l’intégrité de son administration ; (3) son effet sur la motivation au changement et (4) la satisfaction des joueurs. Les résultats révèlent que 47,3 % du contenu du programme de télécounseling s’inspire du programme de traitement cognitivo-comportemental pour les problèmes de jeu. L’intégrité de l’administration du programme révèle que 24,3 % des joueurs ayant complété le programme ont reçu l’ensemble des éléments jugés essentiels à l’atteinte des objectifs. Les résultats révèlent une augmentation statistiquement significative du sentiment que le problème de jeu est résolu ou sous contrôle, une absence d’effet statistiquement significatif sur l’envie de jouer et un taux élevé de satisfaction à l’égard du programme. À la lumière de ces résultats, le télécounseling auprès des joueurs problématiques semble constituer une méthode d’intervention satisfaisante. Les futurs programmes de télécounseling devraient, avant leur mise en place, s’inscrire dans une démarche évaluative et méthodologique rigoureuse afin de s’assurer de leur efficacité.

Résumé des auteurs : Selon les dernières études de prévalence, plus de 160 000 Québécois et Québécoises souffrent de problèmes de jeu de hasard et d’argent, ce qui représente près de 2 % de la population de la province. Cette problématique touche en général deux hommes pour une femme et il semblerait que l’étiologie et les profils de difficultés soient différents selon le sexe de la personne atteinte. Certaines études rapportent que ces différences engendreraient la nécessité d’offrir des interventions différentes selon que les joueurs problématiques sont de sexe féminin ou masculin. Mais, est-ce vraiment le cas ? Les différences résentes selon le sexe sont-elles réellement synonymes d’un besoin d’intervention différent ? La présente étude tente de répondre à cette interrogation en dressant d’abord les profils sociodémographiques et de difficultés de joueurs problématiques en fonction de leur sexe. L’étude compare ensuite l’estimation du besoin d’intervention à ces sphères selon que l’usager est de sexe féminin ou masculin. Pour ce faire, les évaluations d’entrée du Centre de réadaptation en dépendance de Québec (Indice de gravité d’une toxicomanie ; IGT) de 190 joueurs problématiques adultes, 125 hommes et 65 femmes, sont analysées. Les analyses statistiques démontrent des différences significatives entre les sexes quant aux profils sociodémographiques, aux habitudes de jeu de hasard et d’argent et à l’état psychologique. Cependant, aucune différence significative n’est observée entre les besoins d’intervention estimés par les évaluateurs et ceux estimés par les usagers sur ces différentes sphères. Ces résultats suggèrent donc que les usagers témoignent de besoins d’intervention semblables aux différentes sphères de vie évaluées par l’IGT, et ce, malgré des profils sociodémographiques et des profils de difficultés différents selon leur sexe.

Résumé des auteurs : L’objectif de cette étude est triple : 1- déterminer le nombre, la forme et le degré de chevauchement des trajectoires types de participation à des jeux de hasard et d’argent (JHA) et de consommation de substances psychotropes (SUP) chez un échantillon de jumeaux au début de l’adolescence ; 2- vérifier les ressemblances et les différences au niveau de l’architecture génétique et environnementale des trajectoires de JHA et de SUP ; 3- déterminer la présence de facteurs de risque associés de manière prédictive aux trajectoires simples ou mixtes de JHA et de SUP. L’échantillon final est composé de 213 (122 paires monozygotes et 91 paires dizygotes de même sexe) paires de jumeaux élevés au sein de la même famille. Les données relatives aux JHA et aux SUP ont été recueillies à 13, 14 et 15 ans à l’aide d’instruments de mesure autoadministrés. Les données relatives aux facteurs de risque touchent un facteur d’ordre personnel (c.-à-d., impulsivité) et des facteurs d’ordre familial mesurés à la préadolescence. Des analyses de trajectoires ont permis de dégager deux trajectoires de participation aux JHA et deux trajectoires de consommation de SUP. Des analyses génétiquement informatives ont permis, par ailleurs, de montrer que les trajectoires de participation à des JHA et de consommation de SUP sont majoritairement sous contrôle génétique. Finalement, des analyses de régression ont révélé des différences au plan des variables associées de façon prédictive aux trajectoires simples ou mixtes de JHA et de SUP. Ces résultats sont abordés à la lumière des changements dans le DSM-V qui établissent un rapprochement entre les problèmes de JHA et les problèmes de SUP.

Ces articles sont tous disponibles en texte intégral gratuit sur le site de Drogues, santé et société.

 

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