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Presence_psychotropes_prelevements_biologiques_conducteursL’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) vient tout juste de publier une nouvelle étude intitulée Présence de psychotropes dans les prélèvements biologiques des conducteurs décédés au Québec de 2002 à 2013.

Source : INSPQ

Depuis 2002, au Québec, le nombre de décès attribuables à un accident de la route est en constante diminution, et ce, malgré le fait que le nombre de véhicules à moteur en circulation ait augmenté considérablement, en particulier les automobiles. Toutefois, les autorités publiques rapportent fréquemment la consommation d’alcool, de drogues et de médicaments comme cause des accidents routiers. En effet, ces psychotropes sont des substances pouvant affaiblir les capacités de conduite.

Cette étude vise à dresser le portrait des psychotropes étudiés (alcool, drogues, médicaments) et détectés chez les automobilistes et les motocyclistes âgés de 16 ans et plus décédés lors d’un accident de la route au Québec de 2002 à 2013.

Les principaux constats dégagés sont les suivants :

  • La présence de psychotropes chez les conducteurs de véhicules motorisés fait partie des circonstances des décès, mais aucune évaluation du lien de causalité entre l’exposition et l’accident de la route n’a été réalisée.
  • La proportion des conducteurs décédés et déclarés positifs à au moins un des psychotropes étudiés est en augmentation, même si la variation de 2002 à 2013 n’est pas significative. Toutefois, une augmentation de cette tendance est observée chez les conducteurs âgés de 16 à 34 ans et de 55 à 64 ans. Les chiffres demeurent relativement stables pour les 35-54 ans. Au final, la seule diminution observée concerne le groupe des conducteurs âgés de 65 ans et plus.
  • L’alcool et les drogues sont détectés majoritairement chez les hommes, tandis que les femmes sont proportionnellement plus nombreuses à être déclarées positives à au moins un médicament. Plus particulièrement, la combinaison d’alcool et de drogues est plus fréquemment retrouvée chez les conducteurs de 34 ans et moins, contrairement à la combinaison d’alcool et de médicaments, qui est proportionnellement plus élevée chez les conductrices âgées de 35 ans et plus.
  • L’alcool, seul ou en combinaison, est le psychotrope le plus retrouvé dans les résultats d’analyses toxicologiques positifs. Malgré tout, une tendance à la baisse du nombre de conducteurs décédés et déclarés positifs à de fortes concentrations d’alcool dans le sang est observée. Toutefois, parmi les conducteurs décédés et déclarés positifs, 80 % affichent une alcoolémie supérieure à la limite légale établie au Québec (80 mg/100 ml de sang ou 0,08 %).
  • La proportion de conducteurs décédés et déclarés positifs à au moins une drogue est légèrement à la hausse. Plus de 90 % d’entre eux présentent un résultat d’analyse toxicologique positif au cannabis, à la cocaïne, ou à l’association de ces deux drogues. Une augmentation statistiquement significative est également observée pour ce qui est de la méthamphétamine. Par ailleurs, la majorité des conducteurs décédés et déclarés positifs à la méthamphétamine ou à la cocaïne présentent des concentrations sanguines qui auraient pu altérer leurs performances de conduite, si comparée aux concentrations rapportées dans la littérature scientifique.
  • La proportion de conducteurs décédés et déclarés positifs à au moins une drogue est plus élevée chez les 16-24 ans (47 %). Cette proportion diminue ensuite avec l’âge, contrairement à la proportion de conducteurs déclarés positifs à au moins un médicament, qui a tendance à augmenter avec l’âge.
  • Une augmentation statistiquement significative de la proportion de conducteurs décédés et déclarés positifs aux antidépresseurs est observée. En revanche, une diminution est constatée du côté des anxiolytiques. Ces deux classes de médicaments sont largement retrouvées chez les conducteurs décédés âgés de 35 ans et plus et déclarés positifs à au moins un médicament. Ce sont plus du quart (28 %) des conducteurs âgés de 65 ans et plus qui ont consommé au moins un médicament psychoactif.

Pour en savoir plus, consultez l’étude sur le site de l’INSPQ (en français, 23 pages)

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