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Facteurs_associes_usage_cannabisL‘Institut national de santé publique (INSPQ) vient de publier un nouveau feuillet-synthèse intitulé « Facteurs associés à l’usage de cannabis chez les Québécois de 15 à 34 ans ».

Source : INSPQ

Le présent feuillet vise à mettre à jour les connaissances entourant les facteurs associés à l’usage de cannabis chez les jeunes âgés de 15 à 34 ans au Québec.

L’étude approfondie de l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes – santé mentale a permis, dans un premier temps, de démontrer qu’environ le quart (25,8 %) des Québécois de 15 à 34 ans a rapporté un usage de cannabis au cours des 12 derniers mois. À titre comparatif, la proportion de consommateurs de toutes autres drogues illicites, incluant la prise de médicaments sous prescription, mais sans raison médicale, atteint 11,7 %. Le cannabis est donc, de loin, la substance illicite la plus consommée chez les adolescents et les jeunes adultes.

Les analyses de régressions logistiques multivariées ont permis de préciser les associations statistiques entre l’usage de cannabis chez les jeunes au Québec et certaines variables individuelles. Ainsi, selon les modèles obtenus, le fait d’être un homme, d’être né au Canada et de ne pas vivre en couple représente les caractéristiques démographiques associées à une probabilité plus élevée de faire usage de cannabis (RC allant de 1,97 à 2,91). Pour ce qui est des habitudes de vie, les rapports de cotes obtenus via les régressions logistiques multiples permettent de constater que l’usage de tabac, la consommation excessive d’alcool et l’usage d’autres drogues sont fortement associés à l’usage de cannabis au cours des 12 derniers mois, de même que le fait d’être actif physiquement (RC allant de 1,91 à 9,68).

Il est important de souligner le fait que les données obtenues dans le cadre du présent travail sont fondées sur l’autodéclaration, ce qui peut entraîner un biais de désirabilité sociale ou de remé­moration conduisant à une sous-estimation des comportements étudiés (Findlay et Sunderland, 2014). Il importe également de mentionner que plusieurs facteurs de risque connus de la consommation de substances psychoactives ne sont pas abordés dans cette enquête tels que l’abus et la négligence dans la petite enfance, les problèmes de développement, des parents ayant des antécédents de toxicomanie ou de problèmes de santé mentale ou encore l’influence des pairs.

Malgré ces limites, l’identification des caractéristiques qui influencent l’usage de cannabis chez les jeunes Québécois âgés de 15 à 34 ans permet de dégager certaines cibles potentielles d’interventions.

Les résultats de la présente étude indiquent que les jeunes âgés de 18 à 24 ans représentent le groupe le plus susceptible de faire usage de cannabis. Ce groupe, qui se retrouve dans une période importante de transition entre les études et le marché du travail, devrait être considéré comme prioritaire dans une perspective de prévention des problèmes liés à l’usage de cannabis. Par ailleurs, l’usage de cannabis est un comportement déjà adopté par plus du quart des adolescents âgés de de 15 à 17 ans et des efforts de prévention devraient viser à retarder et prévenir l’initiation à ce comportement afin d’éviter ses conséquences néfastes.

Il a également été démontré qu’à partir de 18 ans, les hommes sont environ deux fois plus nombreux en proportion que les femmes à faire usage de cannabis. Cet écart se poursuit même jusque dans la trentaine. Une attention particulière pourrait donc être portée particulièrement aux jeunes hommes.

Les interventions peuvent également prendre en considération des caractéristiques particulières présentes chez les jeunes Québécois comme le fait de vivre seul ou d’avoir un niveau d’activité physique modéré à élevé étant donné qu’ils sont aussi plus à risque de faire usage de cannabis.

Par ailleurs, comme le tabagisme est un comportement associé à l’usage de cannabis, les interventions en cessation tabagique destinées aux jeunes adultes pourraient aussi inclure un volet dédié à l’usage de cannabis.

Finalement, étant donné le lien étroit entre la consommation d’autres substances et l’usage de cannabis, des efforts prenant en compte la polyconsommation devraient être déployés afin d’assurer une optimisation des activités préventives. Cette relation entre les substances nous indique également que les efforts investis dans la prévention entourant l’usage de cannabis peuvent aussi avoir un impact non négligeable sur l’usage d’autres drogues ainsi que sur les problèmes associés à leur consommation.

Pour en savoir plus, consultez le document sur le site de l’INSPQ (en français, 15 pages)

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